le virtuel book

Intriguée par ce nom entendu prononcé par Jfred, Cato décida de faire des recherches internet sur « Margod » peut être y trouvera t-elle quelque chose d’intéressant. Elle réfléchissait à tout ça sur la banquette du taxi qui la raccompagnait.
Le véhicule s’arrêta devant le 18 de la rue des beaux arts. Catoxique paya la course et ouvrit la portière, une chaleur étouffante la pris au visage, l’air climatisé de la voiture lui avait semble t-il fait oublier la température extérieur de ce début juillet. Elle sortit les clés de son sac et ouvrit sa porte, jeta rapidement un œil sur la fenêtre d’Arwen qui ne semblait pas être là. C’était devenu presque un réflexe de regarder chez sa nouvelle amie. Cato se déshabilla semant son jean et son tee-shirt sur chemin menant à la salle de bain, une bonne douche froide me fera du bien se dit-elle.
Dix minutes plus tard, elle alluma son ordinateur, aucun mail puis elle tapa Margod sur son moteur de recherche, en une fraction de seconde plusieurs liens apparurent. Rien ne semblait l’accrocher vraiment, chanteuse, prénoms bretons…Elle fit défiler les liens et son attention fut attiré par : « Margod la belle jeune fille assassinée… » Elle cliqua dessus et lu les quelques lignes sur la mort de la jeune fille. C’était en Louisiane il y a maintenant quelques années, l’article expliquait que la jeune fille vivait avec sa sœur, toutes les deux artistes, l’une, Margod prédestiné à la musique classique et sa sœur à la photographie, celle-ci avait faillit devenir folle en apprenant l’assassina de sa sœur jumelle Margod. L’enquête précisait également que l’on n’était pas réellement sûre de la folie de sa sœur, certains voisins l’accusaient d’avoir simulé cette folie, ils les entendaient souvent se disputer. Catoxique ne voyait pas vraiment le rapport avec elle et Jfred, elle fit défiler l’article rapidement avec sa souris, et là, le choc, elle vît Arwen en photo dans un petit encadré. Elle relu l’article pour être sûre de ce qu’elle lisait. Soudain le téléphona sonna.
C’était le Dct Fanchon ou plutôt la secrétaire médicale qui lui rappelait son rendez-vous de demain. Cato avait complètement oublié cette visite, avec tous les événements de ces derniers jours. Elle acquiesça et raccrocha. En se levant elle alla de suite coller un post-it sur sa porte : « Fanchon vendredi 17h50 ». En retournant s’assoire, elle glissa de nouveau un regard vers la baie vitrée d’Arwen. Un scintillement l’aveugla un cours instant. Des jumelles, elle eut juste le temps d’apercevoir que l’on était en train de l’observer, les rideaux bougèrent et elle vie deux silhouettes s’affairer sans pouvoir les distinguer, l’obscurité de l’appartement ne le permettant pas. Pris de panique, elle enfila une robe turquoise laissée sur le sofa. Elle était quasiment nue après sa douche, la chaleur était si intense.
Elle décida d’aller rendre visite à Arwen. Elle frappa à la porte de celle-ci mais pas de réponse, elle frappa de nouveau et colla son oreille à la porte. Elle entendait des bruits étouffés, il y avait quelqu’un c’est sûr. Elle appela, Arwen, tu es là ? Rien, pas de réponse.
Cette histoire commençait à la rendre folle, d’abord Jfred, ensuite cette nouvelle voisine qu’elle connaît depuis peu et qui semble au moins aussi étrange que Jfred. En retournant chez elle, elle se posa mille questions. Ce n’est certainement pas par hasard que tous ces événements lui arrivaient à elle. Jfred qui murmure Margod, elle-même sœur d’Arwen qui vient d’emménager, bien que la photo date de plusieurs années, Cato a très bien reconnu Arwen bien qu’elle ait maintenant les cheveux longs, ensuite on l’observe. Est-il possible que Arwen et Jfred se connaissent ? Catoxique n’arrive même plus a marcher, elle est là debout, statique, son imagination était si forte que ses neurones se déplaçaient plus vite que la lumière. Elle tenta de retracer les événements. Elle va chez Jfred, il l’endort avec ce chiffon sur le visage ensuite cette maison à l’ouest de Paris, le réveil, le champagne, le chandelier sur la cheminée… La cheminée, mais pourquoi un feu en plein été, et puis il était déjà allumé, étrange et si c’était un code, ou bien quelqu’un venant de brûler des documents et si c’était Arwen qui avait devancé Jfred. Elle se souvient bien avoir vu quelques photographies d’art dans la maison mais de là penser que c’était des photos d’Arwen. Pourtant tout semblait coller dans l’esprit confus de la jeune femme.
Elle s’assit sur les marches de l’escalier afin d’analyser ce flux de détails qu’elle se diffuser elle-même.
Soudain un bruit de porte se fit entendre, le son venait des étages supérieurs. Catoxique dans un réflexe incontrôlé, se leva discrètement et se glissa dans un petit renfoncement sur le palier de l’étage. Elle entendait des bruits de voix sans distinguer le contenu de la conversation. Pourtant, il y avait une voix de femme qui lui semblait familière – Arwen-
Elle entendit descendre l’escalier rapidement. Sans contrôler, des perles de sueur coulaient sur son front, la peur, le stress sans doute et avec cette chaleur. Au fur et à mesure que les pas se rapprochaient, Cato se recroquevillait dans son petit trou, espace vital de sûreté Une personne passa mais Cato n’osa pas bouger de suite, elle ne pu distinguer qu’une silhouette d’homme Elle hésita à s’élancer derrière cette forme mais n’osa pas, la dernière fois qu’elle avait eu un excès de courage c’était pour se retrouver enfermée dans le coffre de Jfred
Elle resta là quelques secondes encore, puis descendit rapidement l’escalier, traversa la courette intérieure, regarda quand même pour voir si la silhouette n’était pas encore là et retourna chez elle
Qui pouvait être cet homme qui sortait de chez Arwen ? Elle sait qu’elle ne devrait pas se compliquer comme ça, a échafauder des hypothèses invérifiables pour l’instant. C’était sans doute un ami à elle, mais pourquoi la regardait on avec des jumelles ?
Tous ces événements lui avaient donné la migraine.
Demain après midi elle irait voir Jfred et après elle se rendra à son RDV avec le Dct Fanchon. Peut être devrait-elle se confier à elle un peu plus, cette histoire semble si machiavélique. Elle regarda de nouveau chez sa voisine d’en face, toujours rien même pas de lumière, doit-elle encore lui faire confiance ?
Elle prit deux cachets, se coucha en espérant que cette sacré migraine puisse la laisse dormir.

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